Confessions

Introduction

Les Confessions que tu vas découvrir ici ne sont pas de simples aveux murmurés dans l’obscurité. Elles sont les secousses d’un cœur qui a trop longtemps contenu ses tempêtes, les rémanences d’un passé qui serre encore à la gorge, et les braises d’une voix qui cherche à renaître, même lorsqu’elle vacille.

Ces textes ne racontent pas la vie, ils la déterrent. Ils font resurgir les les échardes et les blessures tenaces que l’on cache sous la peau jusqu’à s’y brûler. Chaque phrase, parfois brutale, parfois fragile, porte la couleur d’une émotion brusquement retrouvée, celle que l’on fuit, celle qu’on repousse, mais aussi celle que l’on attendait sans jamais oser la nommer.

Ici, tu entreras dans des zones où les sentiments se frôlent, où la colère dialogue avec l’espérance, où la solitude croit encore pouvoir être apprivoisée. Les mots glissent entre les ombres, déterrent les silences, et allument, malgré les décombres, les prémices de la luminosité.

Chaque écrit te tendra une main. Il n’y aura pas de morale, mais plutôt une invitation à accueillir tes propres fêlures, à ne pas craindre chaque contradiction, à te laisser atteindre par des mots, bruts et sincères. En espérant t’accompagner, vers un peu de paix au milieu de ce tumulte.

Acte I.

L’Amour maternel,
Est le plus profond,
Mais aussi le plus désintéressé,
De tous les sentiments humains,
Alors qu’il a en lui la largeur du Ciel,
Une ardeur sans fond,
Une saveur encensée,
Et cette odeur sans fin.
Lui est à l’image du Soleil,
Il est comme mondes et merveilles,
Embelli par les fleurs couleur vermeilles,
Et si son jour était vert,
À l’ambiance du salon des théières,
Avec l’atmosphère de l’hiver,
Où sa lumière éclaire nos bords de mer,
Depuis les abords du fief de l’Univers.

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Vaincre son ennemi,
Le seul et unique,
Représentant notre esprit,
Il n’y a que lui qui s’oppose à la réussite,
Alors j’appose ces lignes,
Vers l’ouverture de la Voie,
Celles qui composent le champ des vignes,
Recouvert par la couverture du chant qui croit,
Au jour qui arrivera, par surcroît,
Que notre foi suivra cette procédure,
Qui nous mènera aux contours de la soie,
Celle vêtue par l’apôtre et sa stature,
Et à son adresse de toujours qui survivra,
Dans la satire de ce duel,
Où l’architecture semble rejoindre celle de Saturne,
Avec ses usures causées par le Ciel,
Et de son poindre nocturne,
Mais comment faire front au soin de cette mission ?
Sachez que la réfutation se trouve à la fin de mon urne,
Ne vous posez donc plus la moindre question.

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Le Feu de l’hypersensibilité,
Avec ses fausses alertes et l’absence de pompiers,
Qui donnent la sensation que mes sens sont décuplés,
Dans la perte de ce creux,
Avec la nette impression que jamais,
Je ne pourrai gérer pour le mieux,
D’être un tant soit peu,
Heureux.
Mais d’où peut provenir ce vacarme intérieur ?
Qui retentit comme détonation d’une arme,
Et qui se répand par l’horreur dans toute sa splendeur,
Alors l’enfance devra guérir par les larmes,
Dont les lames sont libératrices,
Sans pour autant s’enfuir,
Afin de découvrir la pénitence de la matrice,
Puis de courir sur la route inverse de périr,
Et que tous les incestes soient balayés par la fulgurance,
De s’en sortir à temps,
Sans que la peste de ma jouvence,
Empêche les rires de l’instant présent.

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Les limites de ce corps,
Me fait connaître l’envers du décor,
Car j’épuise ses ressources et son énergie,
Cette source qui frise vers l’inertie,
Alors qu’elle devrait être uni vers la flore qu’aperçoivent les enfants,
Sans avoir l’impression que l’univers s’effondre,
Alors comment pondre quand le Néant et le Sion nous font face ?
Et que toute réalité s’efface,
En l’évasion de cette Préface,
Celle de la désillusion désolante,
Créant une désaffection enivrante,
Qui nous empêcher d’acquérir chaque respiration,
Avec une impression de périr fulminante,
Sans pouvoir détourner le regard vers ces ablutions,
Qui auraient pu être aimante et me sourire,
Dans ce vacarme armé,
De ma trame et l’éphémère de son côté,
En me faisant côtoyer cet air et sa fierté,
Afin que je respire son air désarçonné,
Sans m’imaginer que je sortais indemne de cette ère,
Alors les indemnités que j’irai toucher,
Si la réussite de cette traversée m’est permise,
Seront à l’image des ces miracles qui s’éternisent,
Comment tenir la vie entre ses doigts,
Par la main enfantine qui mettre fin à ma crise,
Grâce à mes ancêtres et leurs fois en moi,
Que ce Saint côtoie un jour ma visu de la brise,
Et ne plus se sentir perdu dans le je crois,
Sans que le moindre effroi,
Ne me cause aucun dégât.

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Un jour,
Mon esprit sera pour toujours,
Ivre de livres,
Mais le futur d’eux et de moi qui reste à vivre,
J’irai le regretter par l’effroi de la querelle,
Là où les blâmes des vagues venant d’elle,
Divague mon âme vers le virtuel,
Jusqu’aux aspects superficiels,
Si je devais poser qu’une question essentielle,
Celle existentielle à votre soumission,
J’aurais demandé,
Aurions-nous la chance de l’Amour et sa ficelle ?
Orion me répond qu’elle propulse la sauterelle,
Mais moi et ma malchance continuelle,
Ne pourrons se délecter de la voir sauter,
Alors j’irais au courage du devoir de toute ma Loyauté,
Pour réussir à percevoir mes âges où là sera la Beauté,
Par la loi qui ira unifier mes passages à la Bonté,
Celle que je n’ai pas cherchée,
Car il est préférable de l’attendre,
Au risque de pourfendre l’imperméable,
Que je porte de la sorte à ce qu’elle me comprenne,
Moi et ma haine que je sème par mes fables,
Où puis-je ouvrir la porte de ma veine à la sienne ?

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Dans les mailles de sa couverture,
Celle de son ouvrage et de sa reliure,
Bonifiant ainsi mon écriture,
Pour bien mieux saisir le sens du mot terme,
Et mettre un terme à l’infidélité,
Pourvu que vous et moi,
Ne se retrouverons plus éperdue,
Afin de clamer la sagesse qui abat l’Anxiété.
Au mieux de guérir à la bonne heure,
Je le dis haut et fort,
En actionnant mon haut-parleur,
Celui de l’action à toute heure,
Car oui,
Il est caché au pluriel en toute sincérité,
Que la sérénité de cette œuvre m’accompagne,
Et qu’à chaque instant elle soit ma compagne,
Sur les contrées de nos campagnes,
J’irai n’importe où même si cela peut faire mal,
Et même si sa décision est qu’elle s’en aille.

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Abasourdi a été mon sursis,
La sortie de ce four,
A fait de moi un produit,
Qui a dû sécher les cours,
Du bonheur à ma clameur,
Qui a ternis l’ampleur de mes jours,
Là où le glamour devrait se forcer à faire des tours,
Sans faire le détour de ma mauvaise humeur,
Et que je perde l’ensemble de mon humour,
Heureusement qu’il me reste ce crayon,
Sans quoi je ne serais que les restes du Sion,
Ceux qui sillonnent vers une ablution,
À toutes ces contradictions,
Qui empêche à ma diction d’être un ténor,
Car mon cœur est en or,
Mais il ne vaut pas un seul penny,
J’ai dès lors signé la contrainte de ces plaintes que je fuis,
Afin que l’air me feinte,
Celui qui, pour ceux et celles est embelli,
Alors que, pour moi le vent m’alourdit,
Comme si je n’étais bon qu’à rester dans mon lit,
Là où je ne peux lire,
Car ceci me fait trop réfléchir,
Sans pouvoir promouvoir le partage des réflexions,
Je suis à l’image de ce patauger qui est en train de périr,
Pour fuir le pire de ma fusion,
Cette conviction qui ne sera jamais élaborée,
Elle qui a le rythme de la tornade,
Car ces Dames ont été persécutées,
Durant plusieurs étés,
Je me suis retrouvé ainsi à patauger dans la noyade,
Pour au mieux leur faire naître un brin de sourire,
Car en ces Vies banales,
Il est préférable d’être sans ce masque de cire,
Qui nous propulse dans le vaste paysage artificiel,
Même si j’étais perçu comme un marginal,
Mais qu’importe combien je peux avoir mal,
Le seul jugement qui m’est provient du Ciel.

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La mélodie d’une mélancolie,
Mais l’élan de l’eau m’a dit,
Qu’à Noël, je n’aurais pas le moindre colis,
Penser à lui est courant et cela me meurtris,
En me confectionnant la colère en guise de maladie,
Alors que ma confession est celle de l’empathie,
Envers la cessation de mon armurerie,
Celle de l’unisson vers l’Harmonie,
Mais j’ai l’impression que l’Amour me fuit,
Car cette pression me rend sourd au fond de mon puits,
Et puis l’exaltation ne m’est pas encore permise,
En préférant l’omission sur mes terres promises,
Elle a préféré s’omettre telle la brise,
Afin de me mettre en état de crise,
Pour ne pas permettre à ma frise,
D’admettre la fin de cette ruine et que je sois comme cette fugitive,
En commettant à ma faim qui fulmine à l’addictive,
Celle d’un aimant qui à cet instant s’unit à la dérive,
Au risque de faire fuir mes incisives,
Alors que je ne veux qu’unir vers une assise compréhensive.
Celle où la cour est et sera significative,
Du meilleur au pire et pour toujours,
En m’évitant de compter les heures,
Et de ne pas m’imaginer finir par l’abolir,
Il vaut mieux écrire que subir,
Je veux toucher les plaisirs,
Sans connaître la valeur du désir,
En ne vivant que l’instant présent,
Créant ainsi l’inverse du mécréant,
Je ne peux être médisant,
Mais distant ça, oui,
Malgré que mon ouïe soit un génie,
Mais mon esprit n’est que ce vaste artiste incompris.

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Le Tabac à sa raison,
Au soupir de ma gêne,
Celui qui se trouve être la déraison des gènes,
Et celles aimantes des non-dits qui enferment,
En cette ferme,
Au nom de bouche cousue,
Au germe qu’elle ne tue,
Sans sincèrement le voir,
Que nos pupilles et leurs regards,
Se fait remplacer par les cernes du désespoir,
Qui m’avait pourtant laissé croire,
Que l’éternité pouvait bel et bien exister,
Alors que je ne suis qu’à ma 23e année,
Et que j’ai déjà envie d’être en été,
Là où le temps,
Celui d’un instant,
Se permet la débauche de se détendre.
Pour fendre toutes nos intempéries,
Propres à nos péripéties,
Qui ont construit cet empire,
Celui de l’encore pire,
Mais je suis cet inspecteur,
Qui recherche les détails du malheur,
À la poursuite de cette cisaille,
Pouvant abréger mes erreurs,
Au dépit d’agréer à l’élégance de la faille,
Qui a fait ses débuts à la crèche,
Un lieu où il faudrait que l’on prêche,
Les enseignements pour les enfants,
Ceux qui débloquent toute anxiété,
Par une furtive activité,
Que j’ai déjà oubliée,
Celle de ne plus penser.
À la juste appréciation,
Qui ne veut qu’aller en forêt,
Là où nous pouvons réunir l’unisson,
À la sédition de l’ébauche et sa permission,
De pouvoir enfin oublier,
L’oubli de toutes nos distractions,
Qui éblouit l’ensemble de vos discussions,
Sans se le rappeler, et cela inlassablement,
Du passé accompagné de son acharnement.

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L’ouragan qui dorénavant,
Ne veux voir la Vie qu’en noir et en blanc,
Car le désespérant,
Celui qui atteint les Cieux,
Eux ne possèdent pas la moindre couleur,
Elle, la véhémence d’une Vie,
Transmets uniquement à nos sens des sensations,
Ceux de la transition du sentiment à son émotion,
Qui fait bouillir l’intérieur jusqu’à son ébullition,
Au découvrir de l’empathie,
Qui est poursuivi par les moqueries,
Envers l’éclat d’un écrit,
Et qui, un jour,
Et cela pour toujours,
Restera le ventre noué,
Les pieds et les poings liés,
Comme je l’ai été,
Le temps d’un été,
Où je fus enchaîné et emprisonné,
Dans la symbiose de l’isolement,
Mais maintenant,
Mon osmose et cela continuellement,
Est la cause de mon déchaînement,
Voilà pourquoi,
Pour toi,
Mais aussi à ce moi
Il est préférable de garder notre foi,
Et qu’il serait juste de faire une croix,
Sur nos apparences et leurs sentences,
En ne considérant que le toit,
Celui qui sera bâtit par l’Art d’aimer,
Au temps de toutes ces dernières années,
Par ces Femmes,
Qui sauront raviver cette Flamme,
S’étant estompée à cause de l’horloge,
Et des éloges que je n’ai jamais reçus,
Si ce n’est pas moi-même, cet inconnu,
Pourrai-je continuer à vivre dans la colère et sa haine ?
Sans ressentir la moindre envie,
Si ce n’est que de fuir les maux de mes peines,
Mais ils s’encollent à ma peau comme un poème,
Et qu’importe où je serais,
J’irais tenter de ne plus échouer,
Afin de réussir à me dire avec franchise,
Que je peux être fière de mon emprise,
Envers vous, les vives persécutées,
Et les pieux qui ne sont que damnés,
Au bagne de leurs Âmes,
Pourvu que ces Gents Dames,
Soit les agentes qui aboliront mes blâmes.

10/11

Le Souffle de ma France,
Amène la chance et sa malchance,
D’abord, la haine de notre souffrance,
Nous menant à la peine de toute nonchalance,
Au gré de nos esprits et de leurs supériorités,
À l’envie découler toutes nos heures vers la piété,
Mais c’est notre intérieur qui fait couler nos larmes,
Celles du désarmement à votre charme,
Elle qui fait de moi un fier dérangé,
Qui ne demande qu’au fief de se faire aimer,
Mais mon arsenal fait mal,
À cette désillusion qui me corrige,
Lorsque je suis celui qui rédige,
De mes omissions, celles de ma tige,
De ma thérapie qui tient la compagnie d’une théorie,
Dû à quoi bon je suis ici ?
Car quant à mon partage solidaire,
Lui est solitaire,
Mais lire en cette ère et en ces terres est sédentaire,
Car mon âge et ce Monde sont téméraires,
Nous formons la définition du contraire,
Pour cette somme que m’a forgé hier,
Pour la soi-disant force d’aujourd’hui,
Alors que je déambule sur le port de mon cri,
Avec cet air somnambule,
À ma forteresse et son herpès,
Qui se permet de ne voir que le lendemain,
Tenant la chandelle à ma tristesse,
Celle qui empêche le bien,
Malgré que ma compagne soit la canne à pêche,
Celle de ce Saint,
Mais je n’y comprends bel et bien,
Rien. 

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