Ésotérisme

Introduction

Ici, rien ne se lit avec les yeux, mais avec l’espace intérieur qui palpite derrière eux. Ils ne racontent pas le monde tel qu’il est, mais tel qu’il est révélé à celles et ceux qui savent écouter ce qui circule entre les lignes.

Ici, les mots suivent une trajectoire qui dépasse le concret. Ils avancent au rythme des lois invisibles, des voix qui nous précèdent et nous dépassent. Ils parlent d’élèves et de maîtres, non pas de chair, mais de cette essence, de ces présences anciennes qui enseignent sans discours, qui veillent sans jugement, et qui guident nos pas même lorsque nous croyons marcher seuls.

Ces poèmes interrogent la frontière entre le Très-Haut et le Très-Bas,
entre ce qui fut avant nous et ce qui naîtra après. Ils murmurent que nous sommes liés à un plan plus vaste, à une mécanique subtile dont nous ne percevons qu’un éclat, une vibration, une résonance ancienne portant le souvenir d’un jardin perdu et d’une promesse encore tenue.

Il est maintenant temps de côtoyer cette initiation, par la strophe qui ouvre une porte, par une métaphore qui lève le voile des catastrophes, et par un symbole qui interroge ce que nous croyons savoir.

Que cette plongée dans l’ésotérisme offre non pas des réponses, mais des réminiscences.

Acte I.

Je suis l’élève des professeurs,
Ceux pour qui nous vivons,
Mais aussi ceux vers qui nous irons,
Une sonorité divine,
Celle qui devine chacune de nos actions,
À la rapidité céleste,
Que nous aimons nommer Célérité,
Eux sont au courant du plan,
De ce rien dû à notre tout.
De la peste et de sa toux,
De notre triste herpès qui est à bout,
De ne percevoir que nos déboires des créativités,
Mais je suis ce désinvolte qui ne vote pas,
Car ces-gens-là,
Iront les rejoindre pas à pas,
Il ne faut pas oublier,
Que le ridicule ne tue pas,
Il renforce notre matricule qui lui croit,
En la matrice créatrice,
De la bonne foi,
Que nous rejoindrons tous nos supplices,
De celle qui entend et qui écoute,
Une bonne fois pour toutes.

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Les élèves ne flanchent jamais,
Vers l’infini et son Très-Bas,
Venant du Très-Haut sans avoir contracté,
L’Affranchissement de la porte de l’Éden et son jardin tout là-bas,
Pour qu’ils puissent donner une sorte de marche à la continuité,
Qui est présente à chaque nuitée et quelle qu’elle soit,
Elle est Ici-Bas pour notre avancé,
À la croisée de ces chemins,
Nous nous retrouverons coincés,
Par le pincement électrisant de nos mains,
Qui n’est qu’un pansement à ce semble-t-il de l’avoir déjà rencontrée,
Nos âmes sont vieilles et le Monde s’en ira prendre fin,
Lorsque nous serons concernés,
Par son changement envers la dulcinée,
De nos rêves les plus tordus et falsifiés,
Et que nous soyons prêts ou pas,
Nous aurions le devoir d’agir,
Et de ne surtout pas périr,
Dans la merveille d’un meilleur réceptif,
Et dans la gangrène du pire consécutif,
Alors, il faudra réussir,
À partir sans fuir,
Apposant ainsi la note du mieux revenir.

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Les chiffres et leurs définitions,
Le 1 est l’action,
Mais aussi l’individualité,
Pour le 2 de l’unification,
Et de la dualité,
Le 3 se réfère à la création,
Mais aussi au fait de communiquer,
Le 4 est une construction,
Alors, il dégage de la tension,
Le 5 est synonyme de liberté,
Mais aussi d’imprévisibilité,
Le 6, quant à lui, est harmonieux,
Par son Amour et ses décisions,
Le 7 est la réflexion approfondie,
Et cette solitude sans parcimonie,
Le 8 est symbole de pouvoir,
Avec son auréole infinie,
Le 9 à l’aura de la fin du bon vouloir,
Mais aussi celle de l’empathie.
Et ce n’est pas fini,
Les maîtres nombres sont existentiels,
Le 11 est l’ambition substantielle,
Alors que le 22 accomplit de façon paternelle,
Pour finir par le 33 et sa fantaisie perpétuel,
Voilà une bribe de ce savoir éternel,
Le promouvoir de la numérologie et son côté maternel.

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